Tout le monde se souvient de la demande de soutien à l’association « Max et Marie-Claude SCHOENDORFF, ça presse ! » (https://schoendorff.fr/) afin de sauver l’appartement/atelier de feu Max et Marie-Claude SCHOENDORFF, surréalistes lyonnais… En tous les cas les joueurs d’Échecs – au nombre de 20 000 ! – alertés par le club Lyon Olympique Échecs (LOE), s’en rappellent très bien : c’était en juin 2026 !
https://lyon-olympique-echecs.com/surrealistes-et-jeu-dechecs-ca-redemarre-a-lyon-passionnes-dechecs-pour-40-e-aidez-nous-a-sauver-un-atelier-du-xix%e1%b5%89-siecle-en-plein-coeur-de-lyon/
A notez que l’Association SCHOENDORFF dont le résumé est : – Sauvons l’atelier ! – après seulement 4 mois – compte presque 300 membres ! https://schoendorff.fr/association/adhesion/
Suivez son actualité ici ! https://schoendorff.fr/actualite/
Une nouvelle annonce, nous rafraichira les idées ! En effet, la collection du macLYON voyage pour une exposition au Musée des Beaux-Arts de Lyon ! C’est une exposition coorganisée par le Musée des Beaux-Arts de Lyon et le Centre Pompidou qui se déroulera du vendredi 11 septembre 2026 au dimanche 14 mars 2027 (mercredi au lundi de 10h à 18h, le vendredi de 10h30 à 18h. Fermée les mardis et jours fériés). Voici la programmation via le site du musée :
https://www.mac-lyon.com/fr/programmation/musee-sentimental
https://www.mba-lyon.fr/fr/fiche-programmation/musee-sentimental
Le Pôle des musées d’art de Lyon, Musée des Beaux-Arts/Musée d’art contemporain et le Centre Pompidou nous présentera dont l’exposition « Musée sentimental » qui explorera un aspect fondateur de l’histoire de l’art du 20e siècle : la pratique de la collection chez les artistes et son intégration à leur processus de création. L‘exposition s’inscrit dans le programme Centre Pompidou- Constellation 2025-2030, conçu à l’occasion de sa fermeture. Elle bénéficie du soutien du Club du musée Saint-Pierre, mécène principal de l’exposition.
Saluons ce Co-commissariat qui a pu rendre cela possible sur Lyon : Sophie DUPLAIX, Conservatrice en chef des collections contemporaines au Centre Pompidou – Musée national d’art moderne ; Sylvie RAMOND, Directrice générale du Pôle des musées d’art MBA I macLYON / Directrice du musée des Beaux-Arts de Lyon / Conservatrice en chef du Patrimoine ; Isabelle BERTOLOTTI, Directrice du Musée d’art contemporain de Lyon / Conservatrice en chef du Patrimoine.
Quoi qu’il en soit, les JOUEURS D’ÉCHECS SERONT AU RENDEZ-VOUS !
Ci-dessous, le magnifique visuel : André BRETON, 1922-1966, Mur de l’atelier d’André BRETON (détail), Centre Pompidou, Paris, Musée national d’art moderne – Centre de création industrielle. © ADAGP, Paris, 2026. Image © Centre Pompidou, MNAM-CCI, Dist. GrandPalaisRmn

Ci-dessous, des photos de livres avec des écrits de Marcel DUCHAMP, complètement Dada (!) des Échecs, qui se trouvent à Lyon dans l’atelier des SCHOENDORFF ou encore au club Lyon Olympique Échecs… La valeur de ce premier livre oscille entre 2 000 € et 8 800 € selon l’édition…

Ci-dessous Marcel DUCHAMP, traducteur d’Eugène ZNOSKO-BOROVSKY en 1946 : Du jeu [d’Échecs] intellectuel « s’exprimant en œuvres d’art ». Des « combinaisons pareilles à des mélodies » au « Jeu d’Échecs de voyage. »
Marcel DUCHAMP nous laisse d’ailleurs une déclaration célèbre (banquet de l’association d’Échecs de New-York, en 1952) : « Objectivement, une partie d’échecs ressemble beaucoup à un dessin à la plume, avec cette différence que le joueur d’échecs peint avec les formes blanches et noires déjà prêtes [allusion au ready made], au lieu d’inventer des formes comme le fait l’artiste. Le dessin ainsi élaboré sur l’échiquier n’a apparemment pas de valeur esthétique visuelle, et ressemble d’avantage à une partition de musique, qui peut être jouée et rejouée. Dans les échecs la beauté n’est pas une expérience visuelle comme en peinture. C’est une beauté plus proche de celle qu’offre la poésie ; les pièces d’échecs sont l’alphabet majuscule qui donne forme aux pensées ; et ces pensées, bien qu’elles composent un dessin visuel sur l’échiquier, expriment leur beauté , comme un poème. En fait, je crois que tout joueur d’échecs connaît deux plaisirs esthétiques mélangés : l’image abstraite apparentée à l’écriture, et le plaisir sensuel de l’exécution idéographique de cette image sur l’échiquier. Mes contacts étroits avec les artistes et les joueurs d’échecs m’ont induit à conclure que, si tous les artistes ne sont pas des joueurs d’échecs, tous les joueurs d’échecs sont des artistes« .
… Au grand dam de Max SCHOENDORFF qui posait souvent cette question aux joueurs d’Échecs Lyonnais dont Christophe, un de ses neveux : – Mais pourquoi, sont-ils tous intéressés par le jeu d’Échecs, ces artistes ? (les artistes surréalistes joueurs d’Échecs…). Pourquoi s’intéressent-ils, tout d’un coup, bien moins à l’Art que le jeu d’Échecs, quand il le découvre ? En effet, Marcel DUCHAMP, Man RAY ou encore le courant de Raymond QUENEAU et François LE LIONNAIS, co-fondateurs de l’Oulipo sans oublier Georges PEREC, André BRETON ou encore Boris VIAN, sont tous joueurs d’Échecs et certains se sont fait absorber par ce jeu !
Une création de Max SCHOENDORFF, sans Echec ! Florizel et Perdita,1988 (Image © Lyon MBA – Photo Alain BASSET).








